Biblioztorm #1 : The Art of Looking Sideways d’Alan Fletcher

Publié le : 01 juillet 2015

C’est bientôt les vacances, et comme beaucoup de gens biens, vous allez lézarder sur des transats en vous cultivant tout l’été. Voici notre première chronique littéraire qui vous convaincra peut-être de prendre dans vos bagages le fabuleux livre d’un des plus grands designers graphiques du 20ème siècle : The Art of Looking Sideways, de Alan Fletcher.

Mais qui était Alan Fletcher ?

Né en 1931, Fletcher à notamment fait sa réputation au travers des travaux réalisés au sein de l’agence qu’il crée dans les années 60 avec Forbes et Gill, qu’ils appelleront sans détour « Fletcher, Forbes and Gill ». Des expérimentateurs avant tout, qui cultiveront tout au long de leur aventure, le design sous toute ses coutures. Quelques années plus tard, Alan Fletcher crée le Studio Pentagram et édite « Graphic Design : Visual Comparaison » qui s’écoulera à plus de 100 000 exemplaires.

 

 

Au cours de sa carrière, Fletcher le brittanique parcourt le monde entier, travaille aux Etats-Unis, visite l’Amérique du Sud, l’Afrique, le Japon, trouve une épouse en Italie, passe par la France… Ce goût des autres, cette curiosité, cet amour pour l’improbable, le hasard et diversité, sont à l’origine de ce livre hors norme : The Art of Looking Sideways.

 

 

500 pages d’inspiration

The Art of Looking Sideways est un ovni dans le paysage littéraire du design. C’est une exploration de l’imagination, sans début, sans fin.

Sur plus de 500 pages, ce recueil fourmille d’anecdotes, de citations, d’explications, de commentaires éclairés… des pans de l’histoire de l’art qui viennent s’entrechoquer sans aucune autre logique que celle d’un chapitrage un peu sauvage. Culture, Créativité, Improvisation, Couleurs, Mutation, autant de rubriques dans lesquelles on peut se plonger au hasard pour y découvrir des extraits d’œuvres, des pensées, des reproductions de tableaux, des dessins…

On y (re)découvre ces premiers galets peints préhistoriques qui, mis côte à côte, ressemblent à un bouillon de culture graphique. On y sonde les pensées de grands philosophes ou de personnages anodins sur des sujets aussi riche que la Chance, l’Alphabet, la Synchronicité, l’Illusion ou le Paradoxe.

On croise, au fil des pages, les idées d’Oliver Sachs, les dessins de Steve Jones, une photo illustrant la paréidolie (l’art de voir des visages dans les objets du quotidien) qui résume parfaitement cette notion d’angle de vue réinventé.

 

 

Pourquoi lire The Art Of Looking Sideways ?

D’abord, précisons que ce livre ne se « lit » pas comme un livre standard. On peut l’ouvrir à n’importe quelle page et y piocher son inspiration, se laisser aller à la sérendipité, s’arrêter, revenir, fermer les yeux et réfléchir.

Ce livre est une ode au monde. Il le parcourt, s’en nourrit, et nous prouve à quel point il est important de saisir chaque seconde de notre contemplation pour s’en inspirer. The Art of Looking Sideways fait l’inventaire de l’infinie richesse graphique de notre monde et crée des passerelles entre lui et l’image, entre les mots et l’écho qu’ils génèrent dans nos yeux.

Ce livre nous parle de nous. Il nous apprend à regarder les choses sous une approche nouvelle, à cultiver notre imagination, à nous ouvrir au monde, aux autres. C’est un manifeste altruiste, un cri d’amour à l’humanité et à sa capacité à créer.

On ne pouvait donc que vous le conseiller.

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